I. Linguistique et lexicographie basques

I.

Euskal hizkuntza

 

L’intensité des échanges de toutes sortes entre les pays du monde et leurs cultures a fait que l’exercice de traduction, longtemps travail de spécialistes en petit nombre, s’impose comme mode normal et universel de la communication. Une spécialité nouvelle, sinon une science, est née: la “traductologie”. Les plus grands écrivains, désormais, et d’abord, l’on ne s’en étonnera pas, ceux des cultures des “petits” pays, tel un Kundera, affirment la nécessité et la dignité littéraire de la traduction. Et les pays, “petits” mais bientôt peut-être aussi plus grands, qui sont passés ou passeront du stade du simple bilinguisme à celui de la “diglossie”, où une langue officielle et dominante ne laisse que peu et de moins en moins d’espace à la langue vernaculaire devenue minoritaire, se trouvent dans l’obligation de savoir traduire: traduire les cultures extérieures dans leur langue afin de nourrir et faire vivre celle-ci, mais traduire aussi leurs propres cultures afin de les porter à la connaissance des autres. Il est en effet probable que l’enfermement des cultures, en tout cas de celles qui ne dominent pas dans le monde, en plus d’être un non-sens pour tout ce qui regarde le savoir, signe leur fin prochaine et celle des sociétés qui les ont créées.


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5- Outils pour la traduction littéraire :

Basque et français

Méthode  abrégée  de  traduction Navarro-labourdin classique

Cette liste des noms de maisons et autres toponymes est née de la consultation des archives, principalement des actes notariés, de la maison Iriberria de Bascassan, grâce à l’obligeance de M. J.-P.  Mirande-Iriberry son propriétaire. Elle est particulièrement abondante pour le pays d’Ostabarès à la fin du XVIIIe siècle. En plus des noms de maisons et autres toponymes basques, et quoique les textes soient rédigés en langue romane officielle, on y trouvera aussi des éléments informant sur le lexique basque. Les noms connus par les listes médiévales ont été soulignés.


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3- Toponymes et lexique basques en Cize et Ostabarès

(1580-1800)

Avant-propos : Les traductions basques des mots français présentés dans ce lexique français-basque sont constituées pour l'essentiel des termes basques présentés dans le lexique basque-français et de leurs composés et dérivés, avec de plus divers mots d'emprunt adaptés du français, selon les mêmes critères phono-morphologiques et dialectaux, nécessaires pour la traduction littéraire. Il n'a pas été mis d'entrées particulières, sauf exceptions, pour la plupart des affixes français (préfixes et suffixes) comme il l'a été fait pour certains suffixes basques, ni d'explications complémentaires aux divers sens des mots. Les termes basques, écrits selon le code orthographique utilisé pour le lexique basque-français, sont présentés sous la forme de l'absolutif (ou nominatif) indéterminé pour les substantifs, sauf quand l'usage basque ne comporte que le pluriel (suffixe d'absolutif -ak). Le basque n'ayant pas, à quelques suffixes près, de formes morphologiques spécifiques de genre (sauf dans la conjugaison avec tutoiement), les entrées de français variant en genre sont presque toujours au masculin, qui est tenu grammaticalement pour le genre "non marqué". 

Les verbes français sont introduits, comme il est d'usage, par la forme infinitive, dont l'équivalent basque approximatif est, non le participe perfectif, mais le nom verbal qui sera donné ici toujours sans détermination (à la différence des lexicograpohes anciens qui le donnaient déterminé par -a en basque). Après le nom verbal sont ajoutés entre parenthèses le radical-participe verbal et s'il y a lieu le participe perfectif, qui servent, avec les auxiliaires (conjugaison auxiliée dite "périphrastique") ou sans eux (conjugaison simple ou non auxiliée dite "synthétique"), à former tous les modes, temps et aspects de la conjugaison basque. Le nom verbal basque traduit non seulement les infinitifs français, mais beaucoup de dérivés substantivaux en -age, -aison, -ment, -tion et autres qui sont présentés ici avec l'infinitif sur la même ligne. Dans les périphrases basques avec le nom verbal précédé de son complément déterminatif, celui-ci est mis selon l'usage dialectal traditionnel soit au génitif déterminé singulier soit juxtaposé à l'indéterminé non marqué.


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II. Lexique français - basque

Avant-propos : Ces lexiques choisis basque et français sont issus principalement de la pratique et de l'expérience de traduction de textes littéraires français (œuvres de Flaubert, Marivaux, Proust, Rousseau, Saint-Simon pour la prose, Sponde, Baudelaire, Saint John Perse pour la poésie, et quelques autres) en basque littéraire dit "navarro-labourdin". Ils viennent ainsi compléter l'ouvrage publié en 1997 aux éditions Izpegi sous le titre  Basque et français, méthode abrégée de traduction (navarro-labourdin classique), version corrigée sur Internet (www.tipirena.net) sous le même titre. Dans le domaine dialectal choisi, ce lexique basque-français procède largement de l'adaptation simplifiée et systématisée des dictionnaires anciens, dont ceux de P. Lhande et R. M. de Azkue en tout premier lieu.


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Lexiques choisis basque (navarro-labourdin classique)
et français pour la traduction.

I. Lexique basque - français

7- L’ibère et le basque : recherches et comparaisons

Phonétique, morphosyntaxe, lexique, toponymie.

Il a été si souvent dit et répété qu’on ne savait rien sur la langue, ou si peu, avant le temps des premiers livres imprimés au XVIe siècle (Dechepare 1545 à Bordeaux, Lissarrague 1571 à La Rochelle, proverbes en dialecte biscayen 1596 à Pampelune pour les textes les plus importants), que prétendre le contraire et y consacrer un ouvrage spécifique même de dimensions modestes pourrait passer, aux yeux du lecteur non prévenu, pour une gageure sinon tout à fait pour une plaisanterie. Il y a pourtant plus d’un siècle déjà que les chercheurs sérieux, et au premier rang Achille Luchaire qui fut professeur d’histoire à l’Université de Bordeaux, pouvaient attirer l’attention des linguistes et historiens des langues sur les témoignages antiques et médiévaux, dont l’essentiel restait pourtant, du moins pour le Moyen Age, à découvrir, et en déduire quelques traits propres à la langue basque au cours de son histoire aussi longue que méconnue.


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1- La langue basque au moyen âge, IXe - XVe siècles

En annexe: Du basque médiéval au basque antique:  les inscriptions de Veleia-Iruña en Alava.

 
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Les deux verbes les plus souvent conjugués dans la langue basque sont les auxiliaires premiers *edun “eu, avoir” (radical-participe inusité comme tel dans la langue historique documentée, mais base de la conjugaison) et *izan “été, être”. Ils sont aussi les plus “irréguliers”, et leurs bases qui servent à former les paradigmes conjugués, -edu-/-adu- pour le premier, -iza- pour le second, ont subi des changements phonétiques tels qu’ils sont devenus à peu près méconnaissables dans la plupart de ces paradigmes, à la différence des auxiliaires seconds (conjugaison dite parfois “volitive”) correspondants, aux formes symétriquement opposées *ezan transitif et *edin intransitif, et de tous les autres verbes qui ont conservé des paradigmes de conjugaison (dits “temps” ou “tiroirs”) non auxiliés ou simples (dits parfois “synthétiques”): -egi-/-agi- base de conjugaison pour le radical-participe egin “fait, faire”, -ema-  pour eman “donné, donner”, -ego-/-ago- pour egon “demeuré, demeurer”, -(i)aki- pour jakin “su, savoir” etc.


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2- Sur les changements phonétiques dans les formes conjuguées des auxiliaires premiers en basque:

radical-participe transitif *edun (inusité dans la langue historique documentée) “ avoir, eu”,

radical-participe intransitif *izan “être, été”.

Voici quelques années il me fut demandé “en catastrophe” de faire une traduction pour la version en langue basque de Mon cahier d’Irati (Atlantica 2002) de Henri Laquet-Fiau. Cette version basque n’ayant pas été publiée en définitive, malgré un travail effectué “en urgence” et dans le temps imparti de quinze jours, mais la seule version française, le lecteur et l’amateur de lexicographie basque en trouveront ici un extrait. Il a été réduit à la seule liste des arbres, plantes, champignons, animaux et leur rapide descriptif tels que l’auteur les a présentés au fil de son ouvrage, pour accompagner les superbes photographies prises sur le terrain. En annexes, ont été ajoutées la traduction basque du lexique technique de l’arbre et de la forêt, et la traduction française des toponymes d’Irati.


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4- Noms basques des plantes, champignons et animaux d’Irati

Iratiko landare, onddo eta ihizien izenak euskaraz

(Essai de lexicographie basque)

Ces notes procèdent du long échange épistolaire sur des questions d’étymologie basque tenu avec M. Morvan de l’année 1996 à l’année 2007. Les informations et sujets de caractère personnel, qui n’offraient aucun intérêt pour le commentaire étymologique et linguistique, unique thème, de recherche ou de simple réflexion, de ces notes, ont été tous supprimés: seuls les laissent entendre les points de suspension entre parenthèses (…) qui émaillent le texte. Des lettres d’origine dont quelques-unes manquent au début, n’ont été conservées, à part les dates, que les notes et explications linguistiques, dans leur rédaction en général extrêmement sommaire, même quand elles sont, trop souvent sans aucun doute, plus ou moins gravement erronées, sinon contradictoires d’une page à l’autre. Ce sont toujours des réponses à des questions posées, uand bien même elles se résolvent elles-mêmes, provisoirement on non, en d’autres questions, et elles ne touchent le plus souvent que le lexique d’emprunt latino-roman, seul domaine auquel l’auteur de ces lignes pouvait apporter quelques réflexions utiles.


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NotesMorvan.pdf

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6- Notes d’étymologie basque

extraites d’un échange épistolaire avec Michel MORVAN, en préparation à son Dictionnaire étymologique de la langue basque (Essai de lexicographie basque)

Les inscriptions en langue ibère trouvées principalement dans l’est de la péninsule ibérique en région valencienne et environs, un peu dans le sud-est de la France, forment aujourd’hui d’après L. Silgo Gauche qui les a rassemblées et analysées dans ses travaux (voir la Notice bibliographique), un corpus d’environ 1700 textes ou notes de longueur très variable, la plupart réduites à un seul mot il est vrai, relevées sur des céramiques, des monnaies, des ustensiles ou des plombs. Le système d’écriture utilisé dans la plupart des inscriptions est resté longtemps imperméable, si bien que, se fondant avant tout sur les rares mots identifiables, des noms de personnes ou de lieux, insérés dans des textes latins (noms de personnes ibères du bronze d’Ascoli) ou autres, dont les fameuses «villes neuves» écrites sous les formes approximatives elimberris, iliberris etc., l’idée a longtemps prévalu que l’ibère était une forme ancienne de la langue basque, opinion déjà exposée par Oyhénart au XVIIe siècle.


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lien2.pdf

BasqueibereV2.pdf

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